Interview de Pierre Hillard ... Extrait

lisbonneExtrait d'une
Interview exclusive de Pierre Hillard
en 2005 avant le référendum sur la constitution européenne

à Objectif-France Magazine (interview complète ici)



... OF – En cas de victoire du oui, à quelles évolutions peut-on s’attendre concernant la place de la France dans l’Europe et dans le monde ? Que pensez-vous de la création d’un poste de Ministre des Affaires étrangères ? Par ailleurs, est-il exact que ce projet nous impose une mainmise de l’OTAN sur notre défense ?

 

PH - Si le oui l’emporte le 29 mai, on peut affirmer que la France quitte la scène internationale au profit de cet Etat européen. L’article I-7 est très clair : « L’Union a la personnalité juridique ». Ceci signifie que l’Union pourra négocier et signer des traités en son nom propre au dépens des Etats. Dans la foulée, l’émergence d’un poste de ministre des Affaires étrangères est logique puisqu’il impulserait la politique de cet Etat européen nouvellement formé. Ce dernier serait à la remorque de l’OTAN, c’est-à-dire des Etats-Unis, puisque l’article I-41 affirme sans détours que « La politique de l’Union (…) respecte les obligations découlant du Traité de l’Atlantique Nord (…) ». Autant dire que l’Union européenne deviendrait la « légion étrangère » du Pentagone.

 

OF – En cas de victoire du non, comment voyez-vous l’après référendum ? Y a-t-il un risque de chaos ? La France sera-t-elle le mouton noir de l’Europe ?

 

PH - Si le non l’emporte, le projet européiste sera momentanément arrêté. Certes, cela sera une victoire pour les tenants de la cause nationale. Cependant, nous ne devrons pas nous bercer d’illusions. L’arrêt du processus européiste ne signifierait pas une victoire complète. Nous serons toujours pris dans l’étau du moloch bruxellois dans le cadre du Traité de Nice ...