Jean-Marc Carité ... C'est aussi "bon pour les cheveux" ?

Publié le par Silvio Carmino Bartolomeo Spezzi

Connaissez vous
"La Télé Bio" ?

Une chaine sur le ouèbe qui a le mérite de pas nous ramollir le bulbe
(visitez leur site http://www.latelebio.net/)
La vie en équilibre avec la nature n'est pas forcément renoncer aux progrès
comme de mauvais consommateurs punis par le système
Bienvenue donc à la télé alternative qui est une forme d'acte civique en soi
et nous propose entre mille sujets sympa de faire la connaissance de

Jean Marc Carité

 C'est un journaliste profondément citoyen,
militant pour la conservation de notre patrimoine dans la bonne humeur .

(également auteur de "Jean Giono, homme du Contadour"en 1972)
Voici une perspective "bio" qui revêt pour l'occasion un côté plus ...
... Festif de la vie saine que ce qu'en dit
notre expert en cancrelaterie et radiateurs de fonds de classes
Laurent Ruquier .

Si on prend le temps d'examiner

"Mes bonnes adresses du vin bio 2009-2010"

ça ne va surement pas nous donner de pensées si moroses
qu'en écoutant des potacheries télévisées sensées, elles,
nous amuser, nous lubrifier ce monde pas si rose
qu'ils nous emballent et nous vendent .
On peut donc être un gars au développement du râble durable
et ne pas s'emmerder devant la télé .
Merci donc à ce précieux guide de la gauloiserie
pour la santé et la bonne chère .


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Ce monsieur a aussi une vision claire et très pragmatique
d'un monde "renouvelable"en idées aussi


À l'image de la catastrophe écologique indonésienne due à l'intérêt soudain
de l'occident pour les agro-carburants,
il décèle et formule des vérités bonnes à dire
pour se coucher moins couillon ce soir

Sans s'arrêter expressément sur l'exemple qui suit (les noix de lavage),
sa méthode d'analyse a son importance
quant à l'information qu'il nous délivre ;
on peut en retirer aussi une "façon de voir le monde"


« Noix de lavage »
Ne pas répéter les erreurs du passé !

merci à BioÉco ; site sympa à visiter en cliquant ici
On a vu arriver sur les marchés européens, depuis quelques années,
un nouveau « produit miracle » : les noix de lavage venues des Indes
qu’on utilise aussi bien en lessive qu’en savon ou shampoing…
De quoi s’agit-il ?

De noix produites par des « arbres à savon » (Sapindus Mukorossi), actuellement sauvages, dans certains états des Indes (l’Imachal Pradesh par exemple).
Une entreprise sérieuse et bien connue du commerce équitable, nous précise qu’un « collecteur » achète les noix aux paysans, après cueillette manuelle, pour les revendre à un grossiste qui va permettre de fournir la demande locale (en incorporant ces noix à des lessives chimiques).
Que les Indiens de ces états disposent ainsi d’un produit de lavage accessible, relativement écologique, fort bien.
Qu’on développe cette activité économique pour fournir un marché européen (qui n’en demande pas tant !) pose certains problèmes éthiques, économiques et sociaux autant qu’écologiques. En effet, les conséquences économiques, sociales, humanitaires locales, à très court terme sont parfaitement prévisibles :

  • développement pour l’exportation d’une ressource vivrière sauvage
  • mise en culture, sans nécessité locale ni régionale
  • tendance à la monoculture d’exportation (type quinoa, café, thé, sucre…) et déséquilibre régional
  • déperdition des ressources similaires dans les pays importateurs (la saponaire en Europe, par exemple).
  • effet pervers d’une « mode », d’une « tendance » : d’autant plus que ces noix de lavage ont un résultat sensiblement éloigné de nos lessives européennes produites localement et sans danger pour l’environnement… Quand les bobo en auront assez des noix de lavage que restera-t-il aux Indiens de l’Himalaya… ? L’immigration vers le 9-3 ?

L’importation en Europe de ces noix de lavage (avec l’aberration écologique que constitue son transport) relève très exactement de la fausse « bonne » idée qu’on peut assimiler à du néo-colonialisme.

Dans cette optique de cohérence écologique, le Salon Asphodèle a été le premier à demander à ses exposants de ne pas y présenter ce produit…

NB1. Vous allez nous dire : pourquoi les noix de lavage et pas le thé ou le café ou… les capteurs solaires fabriqués en Chine. Nous répondrons : il faut bien commencer la réflexion par un bout… et tant qu’à faire ne pas reproduire les erreurs d’antan !
NB2. Nous avons appris également que la France avait, jadis, planté des arbres à noix de lavage dans ses colonies (Asie et Afrique)… Mais seul le climat des Indes donne à ces noix un relatif pouvoir lavant. Aussi lorsqu’un revendeur français tente de se justifier en précisant que ses noix à lui viennent… d’Afrique, on mesure encore plus l’effet mode du produit !

Marie Fougère et Jean-Marc Carité


Publié dans Bio Solutions

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SoAz Koukoutic 23/03/2009 18:26

Ah ah, je vais montrer cet article à une personne de ma connaissance qui m'a fait tout un discours sur les noix de lavage. Elle m'avait fort gavé à ce sujet ...
Je lui rétorquais que je ne voyais pas trop l'intérêt de cette mode, que les boules (certes en plastique mais efficaces) faisait la meme chose et qu'on n'abîmait pas les forêts ...
Hihi, je me gausse d'avance de sa réaction à cet article.
Bonne semaine Silvio
SoAz

Silvio Carmino Bartolomeo Spezzi 24/03/2009 20:56



héhé c'est ce qui s'appelle interférer dans la paix des lessives
  ... tant que la paix des ménages est intacte ...

Pour ce qui est de la perception des choses dans notre monde délibérément compliqué, pensez surtout à "voir" les choses dans leurs ensembles ; on peut comparer la catastrophe indonésienne des
palmes, ou bien  indienne de cocacola, coton ogm et arbres à savon ... on voit que les grands groupes attaquent sytématiquement les ressources vivrières ; idem avec l'implantation de
supermarchés en France ; les hyper ont tué toutes les activités spécifiques aux régions, sans compter les dégâts sur l'environnement à coup d'aménagements pharaoniques, tandis qu'on cherchait
planplan des remèdes ailleurs sans songer un instant à remettre en cause leur utilité, leur existence . ils sont bien dressés les bobos .